La Grande Fête de Saint Michel..        

 

Le festival qui porte le nom du grand Archange Michel est un des plus grands et des plus importants de l’Année Liturgique. Il est graduellement destiné à prendre la tête au cours des siècles à venir de la septième ère de cérémonial qui vient de débuter.

 

Pour pouvoir saisir quelque chose de sa signification et de ses effets, il est nécessaire d’avoir une certaine connaissance de la façon dont les pouvoirs divins stimulent le processus d’évolution de l’ensemble du système. Nous admirons toujours la perfection avec laquelle la Nature effectue son travail: combien une fleur est belle, combien fonctionne parfaitement le corps humain (lorsque l’homme lui-même ne le dérange pas), combien le système solaire est merveilleux et quelle est la perfection de fonctionnement du cosmos, même considéré uniquement du point de vue physique. Mais nous oublions souvent quel grand soin la Divinité apporte constamment à conserver ceci et à permettre que l’évolution progresse aussi doucement que possible. Les Grands Gouverneurs et Directeurs de l’évolution s’assurent constamment que cette évolution se poursuit de cette façon parfaire et que cette opération présente cette perfection que nous admirons tant. Selon l’une des méthodes, il y a toujours un plan parfait au début et tous les matériaux, toutes les forces et les énergies sont mises en ordre pour la réalisation de ce plan. Pour commencer, une impulsion est toujours donnée, et lorsque cette impulsion a opéré, la jouissance vient, puis une nouvelle impulsion. Nous voyons cela dans la Nature sous une forme simplifiée: nous avons la graine, la plante, la fleur, puis de nouveau, les graines. Mais nous avons aussi une série d’impulsions: le froid de l’hiver, la chaleur naissante du printemps, l’ardeur de l’été. Puis avec l’automne, viennent les graines et la moisson. Cette nouvelle semence est le résultat de la première impulsion, mais aussi celui de tout le processus de croissance. C’est donc en quelque sorte une fin, mais qui contient en soi les éléments d’un recommencement qui prendra vie -- et si possible une vie plus intense grâce à une nouvelle impulsion.

 

C’est ainsi que nous pouvons dire que sous un certain angle, l’Année Liturgique atteint son apogée lors de l’Assomption de Notre Dame, qu’à la suite de celle-ci les semences se forment pour une nouvelle période et que le 8 septembre, le jour de la Nativité de Notre Dame, un nouveau commencement a lieu. Cependant, entre la première impulsion et son apogée, d’autres impulsions interviennent, chacune d’elles avec sa signification et son domaine propres.

 

Encore faut-il que toutes ces impulsions soient considérées dans leurs rapports réciproques, car le cosmos est un tout absolument organisé.

 

Au cours de chacune des quatre période entre lesquelles la position du Soleil par rapport à la terre divise l’année solaire, se produisent de ces influx de nouveaux pouvoirs, précédés par une purification, dont le résultat est une nouvelle impulsion mineure et partielle.

 

A Noël, après la période de l’Avent, c’est une Substance nouvelle qui est donnée. Cette pure Substance nouvelle se «tient à l’arrière» de la manifestation de l’année entière, c’est la base sur laquelle elle s’effectue.

A Pâques et à la Pentecôte, les pouvoirs de purification, respectivement de Lumière et de Feu, sont très puissants et très beaux. Chacune de ces sections a aussi son sommet, sa consommation.

 

Finalement, Noël a son apogée lors de la Présentation au Temple, le 2 février; la période de Pâques, le jour de l’Ascension. Alors l’homme, en sa qualité d’être, son atma, monte à travers. le triple atma et gravit la grande Montagne de Lumière, d’une lumière si puissante que la montagne entière est alors pulvérisée en quelque sorte, grâce à quoi les points de Lumière que sont les Monades sont renouvelés, et chaque atome, chaque créature, chaque être devient nouveau dans une Lumière nouvelle

 

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