HISTOIRE ABRÉGÉE DE LA MAÇONNERIE

 

Extraits tirés du Livre

" Hermes - Le Sanctuaire de Memphis"

 

 

L'origine de la maçonnerie, ainsi que celle de toutes les grandes institutions destinées à exercer une puissante influence sur l'avenir de l'humanité, se perd dans la nuit des temps.

Mille opinions contradictoires ont été émises sur ce sujet, mille systèmes ont été essayés ; et, jusqu'à ce jour, aucun système n'a pu prendre une prépondérance assez marquée pour rallier à lui l'opinion générale.

Deux faits seulement semblent bien avérés de tous les auteurs, et peuvent servir de point de ralliement: le premier, c'est que la Maçonnerie est venue de l'orient ; le second, qu'elle est la continuation des anciens mystères, ou du moins qu'elle offre avec eux de frappantes analogies. « Quelle que soit la source d'où nous vienne la Maçonnerie, il est évident qu'elle offre jusque dans ses moindres détails, des souvenirs et des traces de l'ancienne initiation. »

 

« C'est dans l'Asie (dit le F:. Valleteau de Chabrefy, dans ses Annales Maçonniques), le berceau du genre humain, que nous trouvons la plus ancienne institution de ce genre, celle des Brahmanes. De l'Asie, la connaissance de ces vérités sublimes passa en Afrique, où se célébraient les mystères d'Isis, qui ont un rapport frappant avec la Maçonnerie. »

 

Les opinions les plus généralement adoptées sur l'origine de la Maçonnerie, la placent près du berceau du genre humain, et en font la dépositaire de la science.  

Nous serons libre de retrouver le souvenir du temple de Salomon et de son Architecte Hiram, cette merveille de l'art humain aidé de l'inspiration divine.

Les bords du Gange et ceux du Nil furent donc témoins des premières initiations : la division des castes, commune aux Egyptiens et aux Indiens, et leur nombre ternaire (commerçants, guerriers et prêtres) indiquent assez clairement les trois degrés de l'initiation ou trois pas Maçonnique .

L'initiation égyptienne, sa renommée a parcourue le monde de l'antiquité et le monde moderne, toutes les initiations furent ses filles.

Les livres sacrés des Hébreux rendent hommage à l'initiation égyptienne, en racontant que Moïse fut instruit dans les sciences des Egyptiens et qu'il fut initié.

 

Manès, naquit en l'année 257 de l'ère vulgaire. Il y avait à cette époque, en Egypte, un homme nommé Scythien, instruit des secrets des mages; il y avait la connaissance des hiéroglyphes, de la mythologie astronomique. Ferbulio, son disciple, hérita de sa fortune et de ses ouvrages ; il se rendit en Palestine, et chercha à propager la secte des Mages ; persécuté, il fuit en Perse, et changea de nom, il se fit appeler Buddas persécuté a nouveau  il se retira chez une veuve, où il mourut. Cette veuve, ayant acheté un esclave, le libéra et  l'adopta et lui donna le nom de Curbicus ; ce jeune homme puisa une grande sagesse dans les livres de Ferbulio, et, à son exemple, changea son nom contre celui de Manès, qui signifie conversation; il fonda la secte qui porte son nom. Il mourut écorché vif sur ordre du roi.

Après sa mort, le nombre de ses disciples augmenta considérablement ; sa doctrine  parmi les intelligences les plus élevées : on sait que saint Augustin a été manichéen.

Cet enseignement, avait pour base les trois gradations prescrites en Egypte pour l'enseignement :

1° le dualisme, croyance aux deux principes;

2° le zabaothisme, adoration des forces de la nature ;

3° le jobaïsme, ou culte d'un dieu unique, souverain, indépendant du monde matériel. Ils ne

prêchaient donc pas le dualisme comme la doctrine vraie, mais comme la route à parcourir

pour arriver à la manifestation de la vérité entière (ce que nous retrouvons dans la religion Cathare).

 

Plusieurs siècles après, les Chev:. Templiers embrassèrent cette doctrine, et en célébrèrent les mystères dans le plus profond secret ; ils prirent à son exemple le nom de Fils de la Veuve, et symbolisèrent sa mort sous le nom d'Hiram, architecte du temple de Salomon.

Arrivés à l'Ordre du Temple, nous voyons l'histoire de la Maçonnerie s'éclaircir et devenir

plus certaine.

Cette doctrine fut communiquèe aux Templiers par des I:. connus sous le nom de Chevaliers de la Palestine ou FF:. Rose-Croix d'Orient ; c'est eux que le Rite de Memphis reconnaît pour fondateurs immédiats.

 

Après la mort de Jacques Molay, des Templiers Ecossais, devenus apostats à l'instigation du roi Robert-Bruce, se rangèrent sous les bannières d'un nouvel ordre institué par ce principe, et dans lequel les réceptions furent basées sur celles de l'Ordre du Temple.

C'est là qu'il faut chercher l'origine de la Maçonnerie écossaise, et même celle des autres rites

maçonniques. Les Templiers écossais furent excommuniés, en 1324, par Harminius.

Cette date concorde avec celle qui est donnée par le F:. Chereau, de la séparation des

Maçons d'Edimbourg d'avec ceux de Memphis, opérée en 1322, c'est-à-dire deux ans auparavant.

 

Les derniers restèrent fidèles aux antiques traditions ; les autres fondèrent un nouveau

rit, sous le nom d'Hérédon de Kilwinning ou d'Ecosse.

Donc, dès la fin du 14ème siècle, deux rits existants : le Rite de Memphis ou d'Orient, et le Rite Ecossais.

L'un et l'autre eurent des partisans dans toutes les parties de l'Europe.

La Maçonnerie ne devint publique en France qu'au commencement du 18ème siècle. Ses premiers promoteurs furent, en 1725, milord Derwent-Waters, le ch. Maskelyne et M. d'Heguelly, qui établirent la première loge maçonnique à Paris, rue

des Boucheries-Saint-Germain ; cette loge fut constitué le 7 mai 1729, par la grande loge d'Angleterre, sous le titre distinctif de St-Thomas. Le comte d'Harnouester succéda à Lord Derwent-Waters, premier grand-maître, le 24 décembre 1736 ; il fut remplacé, le 11 décembre 1743, par le comte de Clermont.

Cette même année, la grande loge anglaise de France s'établit à Paris, et se déclara indépendante en 1756. cependant le F:. Lacorne, délégué du comte de Clermont, établit, en 1761, une grande loge qui, d'abord en dissidence, fraternisa le 24 janvier 1762, par les soins du F… Chaillon de Gouville, son successeur ; mais en 1765, une rupture complète eut lieu.

Ces deux grandes loges s'anathématisèrent, et les choses en vinrent à un tel point, que les travaux cessèrent le 24 juin 1767. La première grande loge reprit les travaux le 21 juin 1772.

La deuxième fit de même, le 24 décembre de la même année, en se constituant sous le titre de Grand-Orient, nom sous lequel elle a continué d'être connue.

 

La grande loge déclara, le 17 juin 1774, que le Grand-Orient était usurpateur et irrégulier ;

mais privée ? de membres influents et capables.

 

Nous nous retrouvons ici, (sur le plan matériel) avec la "lutte" des obédiences de l' époque en plein cœur du Mystère d'Hiram, les "apprentis" recommencaient l'erreur de leurs ainés.

Hiram, Architecte du Roi Salomon, avait la Connaissance Sacrée et ses 4 meilleurs ouvriers (éléves) voulurent connaître et partager les secrets de leur Maître, ils décidérent donc d'aller lui demander, avec la ferme intention d'avoir gain de cause et pour se faire s'armérent de leur outils.

Hiram travaillait et les 4 ouvriers allèrent le surprendre dans son Pronaos, chacun entra par une des  4 portes  et lui posérent la question, devant son refus, (expliquant qu'ils n'étaient pas encore prêts) les 4 ouvriers levérent leurs outils et tuèrent la Connaissance en tuant leur Maître. 

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