Agni Yoga

 

Extraits de l’ Agni Yoga  de Mme Helena Roerich Traduit par madame Elisabeth Warnon.

« Cet extrait est choisi, afin de nous montrer que nous avons tendance à marcher les yeux baissés vers le sol, alors que nous devrions les avoir levés vers le ciel, car c’est le ciel qui guide nos pas et non le sol contrairement à ce que nous pourrions croire. »

 

On parle beaucoup des obstacles, mais on ne les utilise que très peu. Connaître leurs applications infusera la joie dans le travail. Mais dès qu’un obstacle apparaît, les gens commencent à penser à leurs sensations, oubliant l’avantage créé exprès pour eux. Ils préfèrent que tout soit fait de la manière habituelle, et par les moyens anciens. Mais nous préférons les actions inattendues, et résultats imprévisibles. Les hommes sont heureux lorsque quelque chose leur arrive de la façon la plus banale, mais nous leur souhaitons une plus grande réussite. Enseigner et à évaluer le tort véritable et l’utilité des événements. Il est difficile de transmettre à aux hommes des courants de réussite inhabituelle, lorsqu’ils évitent les chemins inaccoutumés. Nous connaissons tous des gens entourés de luxe. S’ils pouvaient seulement savoir de quoi se luxe les a privés !

Les hommes ne désirent rien changer à leurs vieilles coutumes, oubliant que les habitudes du corps fixent également les habitudes de l’esprit. Celui-ci s’affaiblit, et se met à craindre les actions audacieuses. Les hommes sombrent dans la banalité, ayant tous les mêmes joies et les mêmes soucis stéréotypés.

Apprenons à nous réjouir des obstacles, sachant que celui qu’on accueille se change en réussite rapide. Et celle-ci sera comme le filet débordant de sa capture. C’est pourquoi dirigeons notre regard sur l’environnement, et comprenons de quels dangers nous protège, seule, le dévouement aux Maître. Mais souvent, nous faisons confiance à l’instructeur pour de grandes choses, et hésitons pour les petites. Souvent , nous n’apercevons que les grands obstacles, alors que notre horizon est chargé d’une multitude de petites difficultés.

Mais un petit scorpion qu’on n’a pas aperçu, pique de la même manière qu’un grand. Il faut un œil d’aigle pour discerner, non la montagne, mais l’infime grain de sable.

 

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